Où se procurer les médicaments ?

Les médicaments prescrits pour traiter les pathologies hémorragiques ne sont disponibles que dans les pharmacies des hôpitaux. On parle alors de rétrocession. De plus, seules certaines pharmacies des hôpitaux sont autorisées à faire de la rétrocession. Néanmoins, il en existe un grand nombre sur le territoire (cf carte interactive sur le site).

 

Pourquoi les médicaments anti-hémorragiques ne sont disponibles que dans les pharmacies des hôpitaux ?

  • Ces médicaments traitent des pathologies rares et spécialisées nécessitant une collaboration étroite entre les pharmaciens et les médecins des centres de traitement,
  • Ces médicaments nécessitent un suivi de traçabilité sanitaire avec parfois la survenue de retrait de lot en cas d’alerte,
  • Ces médicaments sont parfois soumis à des problèmes d’approvisionnement,
  • Ces médicaments sont très onéreux.

 

Pourquoi les médicaments standards ne sont disponibles que dans les pharmacies d’officine?

La règle générale veut que l’ensemble des médicaments soit disponible dans les pharmacies d’officine (traitement anti hypertenseur, anti douleur, anti biotique…) et non à l’hôpital. La mise à disposition dans le cadre de la rétrocession est dérogatoire et ne concerne que les traitements spécialisés comme les facteurs de coagulation.

 

Pourquoi les médicaments ne sont – dispensés par le pharmacien que pour 1 mois ?

La règle est valable pour tous les médicaments quel que soit leur spécificité et le lieu dispensation (officine ou rétrocession). Conformément au Code de santé publique, la dispensation n’est effectuée et facturée que pour une durée maximum de 1 mois ou 4 semaines quelle que soit la durée de la prescription y compris pour les affections chroniques (articles R. 5132-12 et R. 5123-2 du Code de la santé publique).

 

Existe-t-il une procédure dérogatoire permettant une dispensation de plus de 1 mois ?

Il existe une procédure dérogatoire strictement encadrée permettant d’effectuer une dispensation de plus de 1 mois (article R. 5123-2 CSP) concernant les patients atteints de pathologies nécessitant un traitement au long cours et devant effectuer des déplacements professionnels. Elle ne doit être mise en œuvre que dans les situations où les patients sont susceptibles de rencontrer des difficultés pour accéder à leur traitement (indisponible dans le pays de destination, incertitude sur l’offre de soins).
Les déplacements sur le territoire métropolitain ou dans les DOM sont exclus du cadre de cette dérogation. Elle ne doit pas non plus permettre la prise en charge de traitement à visée préventive ou la constitution de trousse d’urgence.

Modalités de mise en œuvre de la procédure dérogatoire :

  1. Mention sur la prescription du séjour à l’étranger et demande établie par l’assuré
  2. Demande d’accord sur la prise en charge :
    1. L’assuré doit présenter sa demande de prise en charge (attestation sur l’honneur + prescription) pour une délivrance d’une quantité supérieure à un mois de traitement auprès de sa caisse d’affiliation.
    2. La demande doit être examinée obligatoirement par le Service médical.
  3. Durée de l’accord limitée : la durée de traitement délivré en une seule fois dans le cadre d’un départ à l’étranger ne peut excéder 6 mois (dans la limite de la durée de traitement prescrit).
  4. Dispensation effectuée en une seule fois d’un traitement de plus d’1 mois sur présentation au pharmacien par le patient, de :
    1. La prescription médicale comportant l’accord du médecin.
    2. L’accord pour l’application de la dérogation de sa caisse d’assurance maladie.